Novembre, bienvenue dans le Mois de l’ESS
 
Partout sur le territoire national, bon nombre d’acteurs se mobilisent pour sensibiliser aux valeurs et aux enjeux de l’ESS. Ils s’organisent pour valoriser les initiatives locales portées par des citoyennes et citoyens engagés et en démontrer les plus-values pour nos territoires.
 
Comment résoudre les équations impossibles dans un monde ultra libéral, réduire les inégalités en tout genre  ? Comment penser le développement économique et social des territoires ruraux, en prenant en compte leurs contraintes et leurs diversités géographique, physique, identitaire, démographique… Comment penser la place des jeunesses… pour qu’elles prennent la relève de la gouvernance de la cité, en étant formées pour modeler un fonctionnement à leur image, sans être formatées à reproduire un schéma dans lequel toutes ne se reconnaissent pas…. Comment ouvrir des cadres d’expérimentation et d’innovation pour répondre aux besoins des territoires et des publics, besoins en constante évolution dans un contexte de plus en plus en complexe ? Voilà un aperçu des défis que tentent de relever les acteurs de l’ESS.
 
En effet, si les acteurs agissent dans le champ de l’ESS, c’est dans une visée transformatrice de la société, motivés par plus de résilience, par des emplois et des activités non délocalisables, une préoccupation écologique et environnementale durable. Et en priorité, à l’époque de l’IA, de la mondialisation et du tout numérique, de la course effrénée aux profits… ces acteurs sont animés par la volonté de réhumaniser les relations  !
 
Mais qui sont les publics cibles de ces événements  ?
Les habitants bien sûr, pour les informer de cette manière d’entreprendre, leurs faire découvrir les secteurs d’activité concernés, leur diversité et aussi, les rassurer quant à un autre modèle de société, les inspirer, les emmener vers un engagement possible !
 
S’il est un autre «  public cible  » tout aussi essentiel qui est attendu sur ces événements, c’est bien celui «  des élus et élues locaux  ».
 
Aussi, à la table des discussions, ce sont bien toutes les parties prenantes, agissant sur un territoire qu’il faudrait retrouver : les habitants, les acteurs de l’économie traditionnelle, les acteurs de l’économie sociale et solidaire et bien entendu, les élues et les élus, ayant mandat pour administrer ces territoires.
 
Parce que sans l’expertise de chacune des parties prenantes, pas de vision globale des besoins d’un territoire  : sans les habitants, pas d’expertise d’usage, sans les acteurs économiques, pas de développement, sans les associations, pas de justice sociale et sans les élus, pas de légitimité institutionnelle.
 
À quelques mois des élections municipales, l’heure n’est-elle pas venue de repenser la place et le rôle de chacun, pour œuvrer à construire collectivement des projets de territoire, qui ouvrent les champs des possibles, proposent des réponses «  sur mesure  » aux besoins et ainsi contribuer, par la mobilisation locale, à relever les enjeux d’aujourd’hui et de demain…  ? N’en va-t-il pas d’un autre mode de vie, d’une autre manière de faire vivre la démocratie  ?
 
Isabelle PANZICA
Directrice adjointe de l’AGLCA