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Il faut être 3 personnes au moins pour créer une association |
2 personnes suffisent
(voir loi 1901).
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Il
faut obligatoirement déclarer l'association à la Préfecture |
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Mais ce sera une simple association de fait qui n'aura pas la capacité juridique.
(Voir le site de la Préfecture de l'Ain).
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Il faut obligatoirement un Président et un Trésorier |
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Rien ne l'oblige dans la loi mais il est préférable
pour le fonctionnement de bien identifier et définir les responsabilités,
notamment vis à vis des tiers (signatures de comptes, demandes de
subventions, etc...). Certaines associations agréées doivent
se conformer à des statuts-types (fédé sportives,
tourisme, chasse, etc...) où ces fonctions sont définies.
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Les statuts sont obligatoires |
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Mais ils sont fortement conseillés car ils fixent
les modalités de fonctionnement de l'association. La seule obligation
légale est le nom + l'objet + le siège social pour parution
au Journal Officiel. Mais certaines associations agréées
doivent se conformer à des statuts-types.
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Il suffit de recopier les statuts-types fournis par la Préfecture |
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Les statuts-types fournis par la Préfecture sont
un guide, un aide-mémoire. A chaque association ses propres statuts
en fonction de son projet et de la façon dont elle veut le mener.
Pour les associations sportives agréées, adhérentes à une
fédération, certaines stipulations sont obligatoires : elles
appliquent les statuts-types de la fédération.
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On peut refuser l'adhésion de nouveaux membres |
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Ce sont les statuts qui fixent les modalités d'adhésion.
Une association peut être totalement "ouverte" ou "fermée",
ou bien l'admission est soumise à l'avis du Conseil d'Administration.
Par contre, on ne peut, en principe, pas être obligé d'adhérer à une
association. Il y a toutefois une dérogation législative
pour les associations ayant un monopole légal pour la gestion d'une
activité : chasse, pêche, colombophilie, et sports pour lesquelles
les fédérations sportives ont délégation du
ministère pour organiser les compétitions.
Dans tous les autres cas, cela doit être un acte volontaire : l'association
est un contrat.
Selon certains statuts, il faut être agréé par le Conseil
d'Administration, mais l'intéressé pourra avoir des explications
sur le refus...ou non. Par contre, si rien d'autre n'est prévu par
les statuts que le paiement de la cotisation, on ne pourra pas refuser
l'adhésion d'un nouveau membre (un des critères de fonctionnement
démocratique pris en compte par la DDJS pour l'agrément Education
Populaire Jeunesse). Il est important de formaliser l'adhésion par
une cotisation, une carte, ou une liste des adhérents, pour éviter
toute contestation aux Assemblées Générales.
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La cotisation est obligatoire |
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Ce sont les statuts qui fixent les conditions d'adhésion
et cela ne passe pas forcément par le paiement d'une cotisation.
Certaines catégories de membres peuvent être dispensés
de cotisation, ou le montant peut différer selon les catégories
de membres. Toutefois, la cotisation annuelle est un moyen matériel
et facile de concrétiser l'adhésion. En son absence, il faudra
trouver un autre moyen pour éviter toute contestation : carte de
membre signée, adhésion écrite à une charte,
etc.... Par ailleurs, les cotisations peuvent être une source de
revenus non négligeable.
Il y a souvent confusion entre la cotisation/adhésion à l'association
et le prix d'une prestation ou activité. Le plus souvent, la première
est comprise dans le prix global de l'activité. |
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On peut faire une carte de membre pour la durée d'une manifestation |
C'était une pratique
courante par le passé dans le but de s'exonérer d'obligations
fiscales, certains services rendus aux membres pouvant être exonérés
de TVA. Les instructions fiscales de 98 et 99 ont mis de l'ordre dans
tout ça. Un membre qui ne le serait pas dans la durée,
qui ne serait pas convoqué aux assemblées générales,
qui n'aurait pas le droit de vote et qui ne serait pas en capacité d'être élu
au CA, sera considéré par les services fiscaux comme un
simple "client".
La définition même de la loi 1901 dit "d'une façon
permanente".
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On peut exclure un membre sans lui donner d'explication |
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Même s'il n'est pas obligatoire de faire figurer
dans les statuts les motifs d'exclusion d'un membre, l'association se doit
de respecter ce droit élémentaire de la personne humaine
qu'est le droit à la défense. Le membre incriminé doit
donc pouvoir recevoir une information sur les faits qui lui sont reprochés
et invité par l'organe compétent à présenter
sa défense. Il doit par ailleurs avoir un délai suffisant
our le faire.
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Il faut être majeur pour faire partie du Conseil d'Administration |
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En principe, rien n'interdit à un mineur d'administrer
une association, en tous cas, cela n'a jamais été tranché par
les tribunaux... Toutefois, une réponse ministérielle affirmait
qu'un mineur ne pouvait pas représenter l'association dans les actes
de la vie civile ou être chargé de sa gestion financière.
En l'absence de précision, c'est cette règle qui s'applique
communément : pas à un poste de dirigeant (Président
ou Trésorier) au vu de la signature de contrats. L'autorisation
parentale est conseillée pour l'adhésion. En tous cas, elle
doit être tacite. Il existe un dispositif pour les mineurs créateurs
d'associations : les Juniors Associations.
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Un salarié peut être membre du Conseil d'Administration |
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Mais attention !... Rien ne l'interdit légalement,
mais ce n'est pas sans risque quant à la situation fiscale de l'assocaition.
En effet, le fait de percevoir un salaire est une forme d'intérêt
dans la gestion de l'association. Les instructions fiscales de 98 et 99
ont précisé les conditions de présence des salariés
au Conseil d'Administration pour que le caractère désintéressé de
la gestion ne soit pas remis en cause : cele doit être prévu
dans les statuts, les salariés doivent siéger au titre de
représentants du personnel, et ne pas représenter plus du
1/4 des membres du CA ; ils ne doivent pas sièger à un poste
de direction. Ce n'est donc pas conseillé. Par contre, ils peuvent être
invités sans voix délibérative. Mieux vaut que cela
soit prévu aux statuts ou au règlement intérieur.
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Un dirigeant d'association peut percevoir 3/4 du SMIC |
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Mais attention !... Là encore, il s'agit d'une
disposition fiscale prévue par les instructions de 98 et 99. Le
fait de percevoir une rémunération (prise en charge de dépenses,
par exemple) inférieure à 3/4 du SMIC ne remettrait pas en
cause, au regard des impôts, le caractère désintéressé de
la gestion. Mais reste à savoir quelle qualification donner à cette
rémunération du point de vue social. Ce ne peut pas être
un salaire pour la fonction de dirigeant , le lien de subordination étant
incompatible. Il faudrait donc que le dirigeant soit immatriculé comme
travailleur indépendant et verse des charges sociales sur sa rémunération.
Cette mesure est surtout faite pour les grosses associations pour éviter
que la prise en charge de certaines dépenses, (transports, hébergement,
formations, etc...) ne fasse tomber l'association dans le champ des impôts
commerciaux).
Par contre un dirigeant peut percevoir une rémunération pour
une autre fonction dans l'association (enseignant, per exemple) : jusqu'à hauteur
de 3/4 du SMIC, ça ne remettra pas en cause la gestion désintéressée...
mais ça risque toujours de poser problème au niveau social > on est son propre employeur et le "lien de subordination" qui
définit le salariat paraît bien difficile à appliquer...
La loi de finances 2002, permet, sous conditions, de rémunérer
les dirigeants de très grosses associations (ressources propres < 200 000€)
sans remettre en cause le caractère désintéressé de
leur gestion.(Voir le site Légifrance :
décret
n° 2004-76
du 20/01/2004))
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L'Assemblée Générale est obligatoirement publique |
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Tout dépend de ce qui est prévu par les
statuts. Certaines catégories de membres peuvent en être exclues.
A la limite, rien dans la loi n'oblige à la tenue d'une assemblée
générale. Par contre, si elle est prévue par les statuts,
il faut s'y tenir (notamment sur la fréquence des réunions)
et il est conseillé d'en faire des compte-rendus. En bon fonctionnement,
l'AG est le cadre normal de "contrôle" du fonctionnment
de l'association et le lieu d'expression de ses membres.
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Tous les membres de l'association ont le droit de voter à l'AG |
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Tout dépend de ce qui est prévu par les
statuts. Certaines catégories de membres peuvent n'avoir qu'une
voix consultative (membres d'honneur, membres associés).
Attention dans ce cas au risque d'être requalifiés en "clients" par
les services fiscaux et d'entraîner la soumission aux impôts
commerciaux des prestations dont bénéficieraient ces "faux
membres" (cas des membres "passifs" qu'on voit souvent
dans les statuts !). Attention à préciser dans les statuts
ou le règlement intérieur les majorités requises pour
la validité des délibérations : en l'absence de stipulation
statutaire, une décision portant sur une modification substantielle
des statuts ou touchant le projet de l'association ne pourrait être
votée qu'à l'unanimité ! (Jurisprudence en ce sens).
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On est obligé de déclarer la modification de ses statuts à la
Préfecture |
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Les statuts sont la "loi" de l'association.
Toute modification doit être déclarée au service des
associations de la Préfecture dans un délai de 3 mois. Les
modifications portant sur le nom, l'objet ou le siège social font
l'objet d'une parution au Journal Officiel et cela coûte 28,12€ (39,06€ pour
la création). Par ailleurs, on doit déclarer à la
Préfecture les changements d'administrateurs dans un délai
de 3 mois après leur élection. (Voir le site de la Préfecture
de l'Ain).
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On est obligé de tenir à jour un registre des réunions
du Conseil |
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Il est obligatoire de tenir à jour un registre
spécial (un simple cahier relié avec pages numérotées
et parafées suffit) sur lequel on enregistrera les modifications
et changements dans l'administration de l'association, dans sa direction
et dans ses statuts. Cette obligation permet de vérifier la "vie" de
l'association. Mais il est conseillé de rédiger régulièrement
les compte-rendus du CA, notamment ses décisions importantes, et
de les faire approuver à la prochaine séance : cela représente
la "mémoire" de l'association et permet de donner des
preuves en cas de contestation d'une décision.
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On doit déclarer la dissolution de l'association à la Préfecture |
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La loi ne l'impose pas mais c'est recommandé. La
dissolution sera publiée au Journal Officiel. Cette publication
est gratuite.
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Le Président est seul responsable légalement |
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Si le Président est le représentant légal
de l'association et qu'il est en première ligne (il signe souvent
les contrats), cela ne veut pas dire qu'en cas de problème (faute
grave de gestion, par exemple), les autres dirigeants (membres du Conseil
d'Administration et notamment trésorier, secrétaire, vice-président)
qui auraient été au courant des faits et n'auraient pas agi
ne pourraient être jugés aussi responsables. De plus, pour
un bon fonctionnement démocratique de l'association, il est sain
de partager les responsabilités en termes de tâches.
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S'il y a un problème, on peut démissionner pour "se couvrir" |
On est responsable de
ses actes, de ce qu'on a fait : si un jugement a lieu sur des faits antérieurs à la
démission, un ex-administrateur sera tout de même responsable.
Par contre, on n'est pas responsable de ce qui se passe après
sa démission. Et le "suivant" ne peut pas être
tenu personnellement pour responsable des actes de son prédécesseur.
Les démissions en bloc de l'ensemble du Conseil d'Administration
ne dédouanent pas les responsables de leur gestion, au contraire,
surtout s'il reste des salariés à licencier ou des dettes à payer !
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Un bénévole ne peut être considéré comme responsable |
Le fait d'être
bénévole ne rend pas "irresponsable" s'il y a
faute ou délit.
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Un administrateur ne peut être responsable sur ses biens propres |
En cas de liquidation
judiciaire, s'il est considéré comme responsable d'une
faute de gestion, par exemple en ayant engagé des dépenses
sans avoir les recettes correspondantes, signé des chèques
sans que le compte soit approvisionné, continué une exploitation
déficitaire sans signaler la difficulté... Il peut être
appelé en comblement de passif et contraint de payer personnellement
les sommes dues. |
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Une association peut reverser une subvention à une autre |
Une subvention ne peut
pas être reversée à une autre association, sauf si
c'est expressément prévu par le subventionneur. De plus,
une subvention doit être affectée à l'objet pour
lequel elle a été votée.
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On n'a pas de comptes à rendre sur l'utilisation d'une subvention |
Le subventionneur peut
demander des comptes et justificatifs à l'utilisation de la subvention.
Il peut même y avoir contrôle de la Cour Régionale
des Comptes si l'association perçoit plus de 1 530€ de subventions.
De plus, il y a obligation comptable si les subventions représentent
plus de 50% du budget ou plus de 76 300€ / an :
obligation d'avoir une comptabilité reprenant le plan comptable
associatif + copie certifiée du bilan à la collectivité.
Dans certains cas, il y a nécessité d'un commissariat aux
comptes - commissaire aux comptes agréé et non simple "contrôleur" - associations
dépassant deux de ces 3 critères : 50 salariés,
3 millions d'euros de Chiffre d'Affaires ou de ressources, 1,53 millions
d'euros de total du bilan) ou si elles perçoivent plus de 153 000€ de
subvention des collectivités publiques (Etat, établissements
publics, collectivités locales).
De plus, la loi du 12 avril 2000 (RNE) fait obligation de dépôt
des comptes à la Préfecture + dépôts des conventions
de subventions pour les associations percevant + de 153 000€ par
an de l'ensemble des autorités administratives
+ convention obligatoire pour toute subvention > 23 000€ + obligation
de dépôt des contrats liant l'association à l'un
de ses administrateurs (ex : administrateur "client" de l'association,
ou le contraire). |
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Une association n'a pas le droit d'avoir une activité commerciale |
Mais cela doit être
prévu dans les statuts, sinon elle risque d'être poursuivie
pour concurrence déloyale ou paracommercialisme + risque
de soumission aux impôts commerciaux.
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Une association n'a pas le droit de faire des bénéfices |
Mais ils ne peuvent pas être
partagés entre les membres et ils doivent être réinvestis
pour l'objet de l'association. D'un point de vue fiscal, il faut éviter
de se "constituer un matelas" et plutôt réinvestir.
Les provisions doivent être faites pour couvrir des risques ou
des activités réelles.
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Une association ne paye pas d'impôts |
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Voir instructions fiscales des 15/09/1998 et 15/02/1999
et loi de finances 2000. Pour ne pas payer d'impôts, il faut que
sa gestion soit désinterressée et qu'elle ne fasse pas concurrence
au secteur marchand (activité + conditions d'exercice de l'activité),
cette concurrence s'évaluant de façon "fine".
C'est la règle des 4P : Produit + Public + Prix + Publicité.
Si les conditions d'exercice de l'activité sont comparables à celles
du marché, l'association sera soumise à tous les impôts
commerciaux : TVA + Impôt sur les Sociétés ou Impôt
Forfaitaire Annuel + Taxe Professionnelle. Une association non soumise à TVA
paye la Taxe sur les Salaires et les autres impôts non commerciaux
(taxe d'habitation, par exemple).
Il y a exonération dans le cadre de 6 manifestations annuelles de
bienfaisance et pour les services à caractère social, culturel
ou sportif rendus aux membres, ou pour les ventes aux membres (dans la
limite de 10% du budget) à la condition que ce soit de "vrais" membres.
La loi de finance 2000 exonère de tous les impôts commerciaux
les associations dont l'activité lucrative accessoire à l'activité non
lucrative principale ne dépasse pas 61 000€
La Loi de finances 2002 permet de ne pas remettre en cause le caractère
désintéressé de la gestion de certaines associations
qui rémunéreraient leurs dirigeants, sous certaines conditions
(activité non concurrentielle, ressources propres > 200 000€,
prévu par les statuts, transparence, etc... ). Cette mesure ne concerne
que les grosses associations ne développant pas d'activités à caractère
concurrentiel (voir le site du Ministère
de l'Economie, des Finances et de l'Industrie).
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On ne doit tenir une comptabilité qu'à partir d'un certain budget |
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Même s'il n'y a pas de règle dans la loi,
c'est très fortement conseillé pour la transparence et en
cas de contrôle fiscal, social ou de problème judiciaire.
La tenue d'une comptabilité est obligatoire pour certains subventionneurs
et à partir de certains seuils.
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On peut rembourser des frais à ses membres de façon forfaitaire |
Ils doivent être
justifiés et remboursés au franc le franc ou ils risquent
d'être requalifiés en salaires, d'où charges à payer.
Il y a également un risque en cas de régularité :
la prise en charge de certains frais (formations, par exemple) pourrait être
considérée comme un avantage en nature et requalifiée
en salaire.
Un bénévole peut renoncer, sous conditions, à se faire
rembourser les frais engagés pour l'association (à condition
qu'elle soit d'intérêt général) et déduire
ces sommes de ses impôts comme un don. En contrepartie, l'association
devra entrer ce "don" en comptabilité et établir
un reçu fiscal. Vous renseigner auprès des services des impôts.
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Pour de petites sommes, il y a exonération de charges sociales |
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Le versement d'une somme x sans justificatif pourra être
requalifié en salaire par l'URSSAF. Tout règlement de "défraiements", "honoraires" (si
le prestataire n'est pas travailleur indépendant) ou autres, risque
d'être requalifié de la même façon. Certains
emplois peuvent bénéficier d'exonérations de charges
sociales (voir rubrique "liens" site URSSAF).
Les associations ne peuvent pas utiliser les chèques emploi service.
Depuis juillet 2004, elles peuvent utiliser le chèque-emploi
association (association employant au plus 3 ETP) mais celui-ci n'exonère
pas du paiement des charges sociales.
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Si les membres sont assurés, il n'est pas nécessaire d'assurer l'association |
Il faut assurer l'association
pour sa responsabilité civile + prendre une couverture spécifique
pour certaines activités : sports, spectacles, transports, risques
locatifs...
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Toute manifestation publique nécessite une autorisation administrative |
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Si la manifestation se déroule dans un lieu privé, il
n'y a pas besoin d'autorisation préalable s'il n'y a pas de risque
de trouble à l'ordre public. Par contre l'équipement (stade,
salle de sport, salle polyvalente) où a lieu la manifestation doit
avoir reçu un agrément d'accueil du public (ERP).
Certaines activités ou manifestations nécessitent une autorisation
administrative, même se déroulant dans un lieu privé :
combat de boxe, ULM, parachute, ball-trap, saut à l'élastique,
rave-party... En général, toute activité à risque.
Et le Maire étant responsable de la sécurité sur sa
commune a pouvoir d'interdire toute manifestation risquant de troubler
l'ordre public. De plus, il y a obligation de déclaration un mois
avant en cas de manifestation "lucrative" de plus de 1 500 personnes.
Obligation de déclaration à la Préfecture, un mois
avant, des spectacles, si on est organisateur occasionnel (non titulaire
de la licence d'entrepreneur), dans la limite de 6 par an.
Si la manifestation se déroule dans un lieu public, et a fortiori,
sur la voie publique, il faut la déclarer à la mairie afin
qu'elle prenne les mesures de sécurité nécessaires.
S'il s'agit d'une compétition sportive, elle doit être inscrite
au calendrier de la fédération et déclarée à la
mairie ou à la Préfecture.
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Si une manifestation est gratuite, on ne paye pas la SACEM |
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Pour ne pas payer de SACEM il faut que la diffusion de
musique se fasse dans le cadre d'une réunion privée, gratuite,
ne dépassant pas le cercle de famille. Même s'il y a simple
diffusion dans un club pour les adhérents, il y a un forfait à payer.
Il est toutefois conseillé de contacter sa délégation
régionale de la SACEM pour expliquer le cadre de la manifestation.
Une association agréée Education Populaire, ou adhérente à une
fédération ayant signé un accord avec la SACEM, bénéficie
de taux réduits. La SACEM a mis en place un système de déclarations
simplifiées et de forfaits pour les petites manifestations. Il y
a exonération de droits de SACEM pour la Fête de la Musique,
le 14 Juillet... et dans certains cas (manifestations caritatives...) Se
renseigner auprès de la délégation SACEM de son département.
(Voir le site de la SACEM).
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Les frais de SACEM sont calculés sur les bénéfices |
Ils sont calculés
sur les frais artistiques engagés, ou sur les recettes, ou de
façon forfaitaire selon le type et la taille de la manifestation.
On peut être déficitaire et payer la SACEM qui est la rémunération
des auteurs-compositeurs.
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En cas de spectacle, on peut défrayer les artistes de façon
forfaitaire |
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Toute prestation d'artiste (sauf spectacles amateurs sans
rémunération, avec limitation de 6 séances par an)
est considérée comme devant donner droit à rémunération
et il y a présomption de salariat (dont charges sociales). Pour
les organisateurs occasionnels il est maintenant obligatoire de passer
par
le Guichet Unique Spectacle Occasionnel (Voir le site du
Guichet Unique).
Si l'activité régulière de l'association
est d'organiser des spectacles, il est obligatoire d'être titulaire
de la Licence d'Entrepreneur de Spectacle, soumise au respect de la législation
du travail et des droits d'auteurs.
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On peut organiser une loterie ou un loto sans autorisation |
En principe les loteries
sont prohibées. Sauf les lotos traditionnels à condition
qu'ils aient un but social, culturel, scientifique, éducatif,
sportif ou d'animation locale ; qu'ils aient un caractère traditionnel,
que les lots ne soient pas des sommes d'argent. Il n'y a plus de plafonnement du prix des lots mais
les mises doivent être inférieures à 20€. Les lotos doivent être organisés dans un cercle restreint. Pas plus
de 2 ou 3 par an. Pas d'autorisation préalable.
Les loteries destinées à des actes de bienfaisance, à l'encouragement
des arts ou au financement d'activités sportives, sont légales, à condition
que le but non lucratif soit certain et avec une autorisation du Préfet.
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Pour une buvette sans alcool, on n'a pas besoin d'autorisation |
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Il faut une autorisation d'ouverture de débit de
boissons provisoire de 1ère catégorie à demander au
Maire. La 2ème catégorie concerne la vente de vin, bière,
boissons fermentées... Seule une buvette "privée" (réservée
aux membres) ne nécessite pas de demande d'autorisation. Les autorisations
provisoires ne peuvent être données que dans la limite de
5 autorisations par an et 10 pour les associations sportives. Le Maire
peut accorder des dérogations.
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En cas de dissolution, on peut partager les biens entre les membres |
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En dehors de la reprise des apports (et si ce cas est
prévu par les statuts), le caractère non lucratif d'une association
n'autorise pas le partage des biens. Les membres ne peuvent pas non plus
réclamer leurs cotisations. S'il n'y a pas de contrepartie, il s'agit
d'une libéralité. Seule une personne juridique capable de
percevoir des libéralités peut donc recevoir ces biens. En
général, l'actif est dévolu à une association
ayant des buts similaires. Si l'Assemblée Génarale Extraordinaire
ne se détermine pas dans ce sens, la dévolution des biens
se fera au profit de l'Etat.
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